Nébuleuses

Rassembler les alternatives, réflexions et luttes autour du travail social et de la santé

Les nébuleuses sont des objets célestes composés de gaz et de poussières éparses. Elles sont à l’origine de la formation des étoiles...

CQFD - Bye bye Turbin

vendredi 12 juin 2015

Le Journal CQFD, "Mensuel de critique et d’expérimentation social", propose une série d’articles sur le travail ou le non-travail. Il explore les possibilités qui peuvent exister à la marge de la société.

Reprenant le titre d’un bouquin situationniste de Yves Le Manach, CQFD propose un dossier sur le travail, ses conséquences et ses évolutions actuelles. Le dossier va critiquer le discours dominant, les chômeuses et le chômeurs sont illes réellement de sales feignant-e-s ?, mais aussi va montrer comme la société dans son ensemble nous enjoint de travailler toujours plus. Il termine par proposer quelques alternatives à cette société du travail.

Le dossier commence par une introduction qui présente les raisons qui ont poussé à la création de ce dossier : entre flicage social et discours médiatique, celles et ceux qui ne travaillent pas, qui sont à la marge sont montré-e-s comme la cause de tous les maux. Le Journal "qui s’est toujours placé dans le camp des réfractaires au chagrin, remet le couvert de la joyeuse désertion".

La ficelle est usée, mais les socialos s’y entendent aussi bien que leurs compères de la droite-dans-ta-face. En exigeant des inactifs des preuves de recherche active d’emploi, en les enjoignant, sous peine de radiation, d’être enthousiastes, flexibles et de surjouer leur motivation – « le premier travail du demandeur d’emploi, c’est le travail sur soi » –, on leur fait endosser leur rôle historique : mettre à leur tour la pression sur celles et ceux qui bossent et, à leur corps défendant, agir à la baisse sur les salaires.

Introduction du dossier

Le 2 septembre 2014, François Rebsamen, ministre du Travail, faisait le buzz en brandissant le nombre de 350 000 offres d’emplois non-pourvues en France. Ce faisant, il stigmatisait des chômeurs « tire-au-flanc » qui ne joueraient pas le jeu de la solidarité nationale en temps de crise. Donc selon le ministre du Travail, le gouvernement ou les dirigeant-e-s en général, le problème de l’économie c’est le chômeur ou le chômeuse qui refuse de travailler. Le prochain article est une interview d’un conseiller Pôle empli qui va apporter une vision bien différente.

Il y a une forme d’injonction schizophrène dans cette société dont l’oukase permanent est de vouloir fondre les corps dans des emplois qu’elle précarise et détruit allègrement par ailleurs. En même temps, on voit bien les gains pour le patronat  : une main-d’œuvre toujours plus corvéable, quand elle ne déserte pas.

Conseiller à Pôle emploi, Vincent décrypte le message à l’aune de son quotidien.

Ensuite le dossier propose de decrypter quelques images du travail, comment la société nous impose travail=bonheur. A travers des images de la chine communiste, de l’URSS ou de l’Allemagne nazie, on voit comment le travail est présenté comme obligatoire et bénéfique. Comme disait un grand poète du XXe siècle : "Le travail c’est la santé".

Différentes approches du « Travaillez plus » à travers l’affiche politique.

Le dossier se termines par différents portraits sur celles et ceux qui ont choisit de ne pas travailler ou peu et sur celles et ceux qui ne peuvent travailler. Dans ces articles se mélangent vieux et vielles situ ex-68ard-e-s, des précaires, des hippies maraîch-è-er-e-s bio et autres militant-e-s.

Au passage du RMI au RSA, l’Isère a trié ses feignants  : faire un contrat [2] est devenu pour Françoise une arnaque. Devant l’assistante sociale qui s’est exclamée qu’on ne pouvait vivre comme ça, elle a joué l’ancienneté. « Je fais bien mon travail et je suis là depuis le début. » La professionnelle de l’insertion a laissé passer l’heure du déjeuner… Sûre d’elle, Françoise a signé son contrat avec cette mention  : « Se battre pour une société sans argent. » Sans surprise, le Conseil général ne l’a pas validé. Chance pour elle, les assistantes sociales de Villeneuve à Grenoble étaient entrées en résistance contre cette forme de flicage des allocataires. « Alors on a mené ensemble une lutte sans contrat. »

Heureux, fiers et chômeurs

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